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5 novembre 2015 : Anne-Constance Launay (univ. Paris 1) : les ports-francs dans les pays arabes, plaques tournantes du marché de l’art contemporain

par Béatrice Joyeux-Prunel

 

La circulation des œuvres d’art implique des réglementations. Les trajets sont adaptés aux exigences en matière de sécurité, de conservation et de traçabilité. Dans un contexte de financiarisation de l’art et d’intégration des pays émergents au marché de l’art, le stock mondial des œuvres d’art se regroupe clairement en quelques points précis dans des entrepôts ou ports-francs. 

 

 Les ports-francs, plateformes de transit pour les œuvres d’art et centre du système spatial du marché de l’art, appartiennent à l’archipel du marché de l’art dont on analysera ici le fonctionnement. Le cas des pays arabes permet d’articuler ensemble l’intégration d’une région émergente au marché de l’art et la position stratégique des nouveaux hubs pour le transport de l’art.

 

 Déjà grands collectionneur d’art, le Moyen-Orient trouve sa place dans le classement mondial des artistes dont la cote augmente. Ce dynamisme est alimenté par l’ouverture de nombreux musées dans les Émirats et au Qatar. Un marché se dessine progressivement dans cette région du monde, carrefour entre l’Europe et l’Asie. Malgré l’essor du secteur du marché de l’art, nous verrons plus particulièrement si les pays du Golfe peuvent atteindre l’ambition de devenir le principal hub mondial d’échange et de transit pour les objets de collection, comme ils le sont devenus pour le transport aérien

 

Entrepreneur et diplômée de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en Géographie, Anne-Constance Launay est spécialisée sur l’organisation spatiale du marché de l’art et le système complexe des ports-francs. Ses recherches l’ont conduite à analyser la financiarisation du marché de l’art depuis 2010 et ses conséquences sur l’organisation du marché.

Dirigeante et co-fondatrice de My Fine Art Exhibition, start-up dans le domaine de l’innovation et de l’art, elle poursuit des travaux sur les conséquences sociologiques et économiques de la numérisation massive du secteur de l’art, sur la circulation des œuvres et la régulation des échanges.

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