Français  |   English  

Accueil du site > Séminaire > SUD-SUD (2014-2015) : Circulation et traçabilité des faits et savoirs (...) > 9 jan. 2015 : Christine Eyene - "La culture noire comme norme : positions (...)

9 jan. 2015 : Christine Eyene - "La culture noire comme norme : positions d’énonciation en art contemporain"

par Olivier Marcel

 Christine Eyene, commissaire d’exposition et chercheuse au Centre d’Art Contemporain de l’Université de Central Lancashire. Elle est collaboratrice au sein du projet interdisciplinaire sur les arts visuels Making Histories Visible, dirigé par Lubaina Himid MBE, professeur d’art contemporain.

Discutante : Christine Chivallon, directrice de recherche au CNRS associée au LAM (Les Afriques dans le Monde). 
 

Christine Eyene - "La culture noire comme norme : positions d’énonciation en art contemporain"

Cette intervention revient sur un questionnement interprétatif, historique et critique au croisement d’espaces géographiques et visuels africains et diasporiques, traversant ma pratique de chercheuse et de commissaire d’exposition. “La culture noire comme norme” propose la formulation d’un discours endogène, inspiré de l’œuvre d’artistes sud-africains noirs – tels que Gerard Sekoto, Dumile Feni, Peter Clarke, George Hallett et Gavin Jantjes (de la fin des années 1930 aux années 1980) – ainsi que du mouvement Black Art anglais (années 1980), duquel découle une investigation du corps et des questions de représentation dans la pratique artistique contemporaine. 
 
Procédant d’un postulat plasticien ou conceptuel, cette énonciation privilégie l’étude et la mise en dialogue de pratiques individuelles, ainsi que leurs filiations ou ruptures. À partir de recherches et d’une démarche curatoriale qui m’ont amenée à contribuer à Making Histories Visible, projet de recherche interdisciplinaire situé au Centre d’Art Contemporain de l’Université de Central Lancashire, cette intervention articule la thématique du corps, dont le corps noir, et des questions de genres, partant du récit féminin et s’ouvrant à diverses identités genrées.  
 
Il s’agit de questionner les problématiques de représentation visuelle (dont la notion d’auto-représentation), de visibilité et invisibilité, de présence ou d’absence tant dans le champ de l’histoire de l’art que, de façon tangible, dans les institutions culturelles publiques. 
 
Ces questions seront abordées en prenant comme exemple, d’une part, un travail en cours sur la période anglaise du photographe George Hallett (1970-80), d’autre part, les expositions WHERE WE’RE AT ! Other voices on gender (Bozar, Bruxelles, 2014), La Parole aux Femmes (Fondation Blachère, Apt, oct. 2014-mars 2015) ainsi que Residual : traces of the black body (New Art Exchange, Nottingham, mars-avril 2015).
 
 —
La séance aura lieu exceptionnellement le vendredi 9 janvier, de 15h à 17h, salle Beckett, École Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm.
 
Retrouvez l’ensemble du programme du séminaire Artl@s ici.
 

 

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0