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Artl@s dialogue avec EUROSCIENTIA I : Colloque „Zirkulation, Lokalisierung, Territorialisierung. Räumliche Dynamik staatsbezogenen Wissens (1740-1850)“ / « Circulation, localisation, territorialisation : dynamique spatiale des savoirs d’Etat (1750-1850) », Paris, 18 et 19 septembre 2014

par Béatrice Joyeux-Prunel

 Atelier « Enjeux et perspectives de la cartographie en sciences humaines face au numérique » 

dans le cadre du Projet ANR/DFG Euroscientia

 
Organisateurs : Julien Alerini (Univ Paris 1) et Carmen Brando (Univ Paris 1)
 
Date : 19 septembre 2014 – 14h30 à 16h (durée : 1h30)
 
Cet atelier se déroule en deux parties : d’abord trois interventions de 15 minutes sur des travaux en cartographique appliqués aux sciences humaines et puis une discussion générale sur la table ronde à partir de questions formulées par les participants de manière spontanée et des questions préparées auparavant par l’équipe Euroscientia.
 
Programme :
 
14h30 – 14h45 — La construction de la base de données Euroscientia et les représentations cartographiques autour les savoirs d’État en Europe (1750-1850) par Carmen Brando (Univ Paris 1)
 
14h45 – 15h00 — ARTL@S : une base-source géoréférencée, au service d’une histoire sociale, spatiale et transnationale des arts par Béatrice Joyeux-Prunel (ENS)
 
15h00 – 15h15 — Cartographier, analyser, communiquer par Gilles Palsky (Univ Paris 1)
 
15h15 – 16h00 — Discussion sur la table ronde autour des travaux présentés et des perspectives
 

Résumé de la présentation Euroscientia :

 
Nous voudrions présenter la base données Euroscientia et les problèmes méthodologiques que nous avons rencontrés pendant sa construction ainsi que les représentations cartographiques choisies afin d’aider les historiens à enrichir leurs réflexions sur les savoirs d’État. Dans Euroscientia, la carte est un moyen visuel pour présenter et agréger des ensembles de données provenant de différents projets européens qui travaillent de manière indépendante et se spécialisent sur certaines sources (par exemple : les journaux de mines, les journaux « Intelligenzblätter »). Ces cartes visent à faciliter le travail des historiens en mettant en évidence des phénomènes difficiles à apercevoir du fait de la masse de données et l’hétérogénéité des données. Nous avons d’abord défini un schéma de données commun qui distingue des entités (personnes, documents, catégories de savoirs) et leurs relations spatio-temporelles. Nous pouvons ainsi croiser ces données de manière automatique vis-à-vis de ces entités, puis les agréger et les cartographier à la volée. Particulièrement, un premier type de carte d’analyse montre la répartition spatiale d’entités (par exemple, des documents ou des institutions ou des personnes) par catégorie de savoir dans le temps et dans l’espace, l’utilisateur peut notamment explorer les données selon la dimension temporelle, et un deuxième type de carte de mouvement pour montrer par exemple le rayonnement de l’influence d’un document ou les déplacements d’une personne. Nous pouvons produire des cartes « statiques », destinées à être imprimée, et des cartes animées et dans chaque, nous avons fait des choix vis-à-vis de la sémiologie graphique en considérant des limites techniques et les habitudes des historiens. Une première expérimentation nous va permettre de valider la pertinence des cartes produites à partir de données disponibles selon les besoins des historiens du projet. Nous voudrions ensuite évaluer de manière empirique l’efficacité des cartes produites. Plus tard, il serait intéressant d’effectuer une deuxième itération sur les besoins de cartes pour l’étude des savoirs d’État et aller plus loin vers de nouvelles représentations cartographiques en prenant en compte des attributs quantitatifs (par ex. le nombre de publications sur les mines dans une période de temps) et ainsi utiliser des techniques de la cartographie statistique pour classifier les données (par ex. la méthode de quantiles).
 
La géolocalisation est point clé dans Euroscientia. L’utilisateur peut en effet géolocaliser des nouveaux lieux qui n’existent pas dans la base de données. L’utilisateur peut également et de modifier temporairement ses coordonnées géographiques afin de créer plusieurs « versions » d’une même carte. Pour simplifier cette tâche, nous avons choisi de représenter les espaces par des géométries ponctuelles. Ce choix va évoluer au fur et à mesure quand des frontières politiques anciennes européennes homogènes seront à disposition (cf. Geo-LARHA). Des frontières politiques actuelles, homogènes et européennes de référence sont fournies en Open Data par EuroGeographics. Ces sont des pistes vers le recueil et la mise à disposition des frontières politiques européennes de référence pour toute la période moderne. Cela va faciliter la création automatiques de fonds de cartes adaptés pour des projets en histoire à partir de données homogènes.
 

Questions autour de la sémiologie graphique :

- comment définir des règles de sémiologie graphique pour la construction de cartes interactives ou animées, c’est-à-dire, des cartes qui permettent de cartographier l’information spatio-temporelle (cf. projet Cartemouv) ? Quelles sont les limites techniques ?
 
- Comment évaluer l’efficacité des cartes animées produites ?
 
- Existe-t-il une sémiologie graphique adaptée à la représentation d’espaces flous (par ex. Les Alpes) ?
 

Questions autour de la géolocalisation :

 
- Est-il possible de créer un fond de carte avec les limites administratives anciennes et homogènes pour toute l’Europe (cf. geo-lahra) à plusieurs niveaux de détails ? Piste : un outil collaboratif ouvert et accessible aux historiens et aux géographes pourrait nous aider à recueillir et intégrer ces données à partir d’une source actuelle comme EuroGeographics, puis les faire accessible par services Web (OGC/WMS).
 
- Quelles méthodes automatiques de géolocalisation de lieux anciens ?
 

- Comment gérer l’hétérogénéité au niveau de la classification des entités administratives (région, ville, état) dans les différents pays Européens dans le passé ?

 

Questions autour de la cartographie critique :

 
- La création de cartes n’est plus exclusive à des experts grâce aux nouvelles technologies et à l’open data, comment ces nouvelles approches participatives peuvent changer (ou ont changé) les approches cartographiques traditionnelles ? (cf. travaux en cartographie critique de Gilles Palsky)
 

Quelques projets liés à Euroscientia :

 
– Projet Cartomouv (représentation spatio-temporelle de l’information – vers une sémiologie graphique adaptée)
 
– Projet Atl@as (partie géolocalisation)
 
– Projet Geo-LARHA (partie géolocalisation)
 
– Projet République des Lettres (partie cartographie)

 

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